Communiqué de presse

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Massacres du 8 mai 1945 : Pour la reconnaissance des crimes coloniaux


Le 8 mai 1945, alors que la France célèbre la victoire des alliés sur l'Allemagne nazie, des dizaines de milliers d'Algériens manifestent dans les rues de Sétif, Guelma ou de Kherrata pour revendiquer pacifiquement l'indépendance de l'Algérie promis par la France au début du conflit afin de l’inciter à combattre à ses côtés

Ce jour-là, l’armée française répond à l’appel de ces manifestants par une réponse des plus sanglantes et d'une brutalité inouïe. 45.000 Algériens furent massacrés en l’espace de 3 jours (d’après les sources de l’armée américaine).

Durant plusieurs semaines, les forces coloniales et leurs milices ont pratiqué des tueries de masse, n'épargnant ni enfants, ni femmes, ni personnes âgées.

Des personnes désarmées furent abattues à bout portant, d'autres transportées dans des camions pour être précipitées dans des ravins, ou emmenées en dehors des villes et exécutées, avant que leurs corps ne soient brûlés, puis ensevelis dans des fosses communes.

Des fours à chaux furent utilisés par l'armée pour se débarrasser des cadavres des victimes.

75 ans après, la question de la reconnaissance de ces crimes par la France (en dehors de quelques déclarations de la part de certains responsables politiques) n'est toujours pas d'actualité.

Ce silence des autorités françaises a été également dénoncé, et à de nombreuses reprises, par des historiens et intellectuels à l'instar d'Olivier Le Cour Grandmaison, François Gèze, Gilles Manceron, Fabrice Riceputi ou Alain Ruscio mais sans réponse des autorités.


L'UDMF milite pour l’ouverture des archives de la guerre d'Algérie au grand public et pour la reconnaissance pleine et entière de ces crimes de guerre et de ces crimes d’Etat afin de combattre cette discrimination mémorielle.


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